Divorce / Séparation : La contribution alimentaire – L’aspect financier de la séparation

La contribution alimentaire, trop souvent appelée pension alimentaire, est la source ou l’arme de beaucoup de conflits et de procédures.
La pension alimentaire est versée à un conjoint lors d’un divorce, pour elle ou lui mais non pour les enfants. La contribution est pour l’enfant. C’est la somme versée par le parent qui n’a pas la résidence principale de ou des enfants. Elle représente la ou une partie de la prise en charge du coût de l’enfant.
En cas de résidence en alternance et si les deux parents ont des revenus suffisants, il n’y aura pas de contribution.

Il est question ici du coût financier de la séparation, alors que le divorce soldera le patrimoine du couple.

En réalité, la première conséquence financière d’une séparation est le double logement.
Les deux parents doivent pouvoir recevoir le ou les enfants dans des bonnes conditions. Un studio pour trois n’étant pas conseillé, beaucoup de parents nouvellement célibataires se retrouvent dans le canapé du salon le soir, la chambre étant pour le ou les enfants.

La séparation peut avoir également un coût ponctuel propre : les honoraires des avocats et les frais de justice.

Dans la grande majorité des cas, la mère se voit confier la résidence principale de ou des enfants. Très souvent elle reste au domicile, quand elle peut en assumer la charge. Le père se voit « contraint » en plus de son logement, de verser une contribution pour le ou les enfants.

Cependant, la contribution alimentaire ne représente que la répartition des charges liées à l’enfant. Ce coût existait avant la séparation.
Elle est calculée fonction des besoins de l’enfant, des revenus et des charges de chacun des parents.

De trop nombreux pères considèrent que cette contribution sert à la mère et son montant, comme son règlement, sont insupportables.
Quand ce père était chef de famille et même si la mère y contribuait également, il assumait naturellement cette charge.
Et oui un enfant mange même quand ses parents se séparent, il grandit et il faut l’habiller. Il a besoin de pratiquer une activité sportive et quand il est malade, il faut payer une garde ou perdre une journée de vacances.

Avez-vous déjà calculé le coût, le budget nécessaire pour élever votre enfant ?
Rare sont les parents qui le font spontanément. Mettre un coût, un prix de revient sur son enfant est un vrai supplice.
Et pourtant, un enfant cela coûte, on le sait bien. Mais combien ?
C’est à chaque famille de faire ce calcul, qui est, bien sûr, fonction des revenus des parents, mais il n’empêche qu’un budget minimum est nécessaire pour répondre aux besoins élémentaires d’un enfant : la part du logement, la nourriture, les vêtements, la santé, l’instruction, les loisirs.
Et un enfant ne coûte pas forcément moins qu’un adulte, car il change de taille environ 2 fois par an, de vêtements, de chaussures et s’il mange moins il fait plus de repas.

Trop souvent, lorsque ce coût devient une contribution alimentaire, il devient aussitôt insurmontable pour le père qui ne l’intègre pas dans la liste de ses charges prioritaires.
Il arrive alors que le sac du week-end pour le ou les enfants soit vide de rechanges, en représailles. C’est bien sûr l’enfant qui en souffre le plus.
Il arrive aussi que les droits de visite servent de chantage.
Pas de contribution, pas de nouvelles ni de droit de visite. Pas d’autorité parentale conjointe et plus de lien.
Et l’enfant comprend ainsi qu’il est une marchandise devenue trop chère, que son père ne veut pas subvenir à ses besoins. Il en déduira qu’il n’est pas aimé, donc qu’il n’est pas aimable. De plus, si maman est de mauvaise humeur quand il faut aller faire les courses, c’est à cause de lui, de ce qu’il coûte.

Le problème de déni de la contribution est exclusivement masculin, ou dans 99,99% des cas, et ne concerne pas forcément des pères en difficultés financières.
Tout est une question de priorités.

Que l’on aime ou non son enfant, qu’on vive avec lui ou non, qu’on le voit ou non, un enfant mange, vit et coûte.
Le parent a des droits parentaux, mais avant il a des devoirs.
Il doit subvenir à son entretien et à son éducation.

La contribution alimentaire ne fait pas partie du coût d’une séparation. C’est le premier des devoirs parentaux.