Divorce / Séparation : La séparation du couple parental et la responsabilité

Le plus grand dommage pour les enfants est que nous ayons bien souvent besoin de renier celui ou celle que nous avons aimé, lorsque notre amour ou celui de l’autre s’est transformé ou a été supplanté par une nouvelle relation. Cette impulsion peut être difficilement contrôlable dans les premiers temps de la séparation.
La douleur d’être abandonné(e) et la culpabilité d’infliger la rupture, passées au crible de l’égo, détruisent souvent dans un premier temps ou définitivement, le sentiment qui, bien que devenu insuffisant aujourd’hui, a pourtant généré notre parentalité.

Quel parent ne ressent pas une véritable panique en pensant à son ou ses enfants quand l’éventualité d’une séparation lui traverse l’esprit ou revient de manière récurrente dans ses réflexions.
Comment ne pas appeler la raison à la rescousse face à la charge de la peur et de la culpabilité qui s’installent face à sa responsabilité parentale

Bien sûr une séparation n’est pas anodine pour un enfant, mais le sacrifice d’une partie de la vie d’un ou de ses deux parents n’est pas non plus du tout un atout pour sa construction. Surtout lorsque la mésentente devient perceptible ou évidente et qu’elle s’invite dans la vie familiale.
Un enfant ne doit pas être responsable d’une vie de couple gâchée, pour un ou pour ses deux parents.
Ce n’est ni une ambiance joyeuse, ni un modèle relationnel pour l’enfant en construction. Il risquera de reproduire ce schéma plus tard, puisque c’est le seul qu’il connaîtra.

On n’invente pas sa vie, on commence par reproduire ce que l’on connait puis de s’en satisfaire ou de le fuir dans son contraire, le plus souvent. On ne peut pas se construire sur de l’inconnu.
Par exemple, un garçon qui aura été élevé par un père ayant une relation violente et irrespectueuse envers sa mère, aura bien du mal à ne pas reproduire ce modèle le jour où il sera confronté à une relation amoureuse.C’est le premier mode d’emploi qui s’est imprimé dans le vécu de l’enfant.

La mésentente d’un couple parentale peut être bien plus destructrice qu’une séparation assumée.

La responsabilité parentale n’est pas de réussir son histoire de couple, mais de permettre à son enfant de développer sa personnalité propre et le meilleur potentiel possible pour le bonheur.
Une séparation est préférable à une relation conflictuelle ou devenue  inexistante.